10/10/1914

Pauvres arbres [De brusselse bomen - About the trees of Brussels during WW1]

(In: Le Quotidien, 10/10/1914)


Un sort bien triste menace les beaux arbres du bois de la Cambre, des boulevards et du parc.

Étant donnée, en effet, la rareté du charbon au seuil d'un hiver que les météorologistes nous annoncent comme devant être très rigoureux, il est probable que pour empêcher les Bruxellois de mourir de froid, on devra imiter la décision de prise en 1870-71 par les conseillers municipaux de Paris. Ceux-ci, le cœur saignant, durent donner l'ordre d'abattre une partie des arbres des Champs-Elysées et du Bois de Boulogne, afin de procurer du combustible à la population parisienne.

Peut-être n'en serons-nous pas réduits à cette extrémité. Bruxelles étant une ville ouverte, il nous reste une chance, malgré l'inondation des mines de la région de Charleroi et de Mons, d'être ravitaillés en charbon.

Mais, pour Dieu! Que nos conseillers communaux prennent rapidement des décisions pratiques.


7/10/1914

Mesure hygénique et philanthropique dans les écoles bruxelloises [Hygienische maatregelen voor de Brusselse scholen; Hygienic measures for the schools of Brussels during WW1]

(In: Le Quotidien, 7/10/1914)

Sur la proposition du président de l'Association des coiffeurs, il a été décidé que les patrons coiffeurs iraient à tour de rôle dans les écoles communales et «tondraient» gratuitement les enfants.

Au point de vue hygiénique, cette décision philanthropique des patrons coiffeurs a une importance très grande. Beaucoup de parents dont les ressources sont fort restreintes actuellement, ne pouvaient, en effet, envoyer leurs enfants se faire couper les cheveux; et beaucoup d'écoliers se sont présentés à la rentrée des classes avec le cuir chevelu présentant des signes manifestes de teigne et autres maladies parasitaires.