30/1/1915

Les premières violettes

[In: L'Echo de la Presse internationale, 30/1/1915]

Vu, à des vitrines de fleuristes, les premières violettes parmi des tiges de mimosa. Ceci nous transporte en rêve vers ces belles contrées de la Côte d'azur, où le cile est presque toujours bleu, la température idéalement douce, la mer clame et belle, et où règne presque un éternel printemps.

Mais comment ont-elle fait, les fleurs fragiles, pour arriver jusqu'à nous, en conservant toute leur fraîcheur ainsi que leurs couleurs vives et leur parfum délicat?

Qu'elles soient les bienvenues parmi nous, puisqu'elles nous apportent un rayon de soleil, et aussi au coeur un peu de joie!

 


28/1/1915

Sus aux abus

 

[In: Le Bruxellois, 29/1/1915]

Dimanche dernier, c'est-à-dire hier soir, à 5 heures de relevée, un vicaire, M. l'abbé Gardyn, faisant une conférence au cercle de la rue Stéphanie à Laeken, stigmatisait les cyniques qui ne rougissent pas d'aller quémander à la soupe communale alors qu'ils possèdent des réserves d'argent. Il citait en exemple le cas d'une dame qui joue le jeu de la misère, se fait ainsi nourrir à l'oeil, et ...avait oublié, la veille, au local où l'on distribue les aliments aux pauvres, son porte-monnaie contenant 700 francs!

D'autres vont chercher de la soupe pour avoir le pain assuré chaque jour et jettant la soupe dans la rigole.

Des bourgeois connus vont acheter dans les magasins communaux de Schaerbeek et d'Ixelles des denrées à bas prix réservées, en principe, aux seuls ménages vraiment nécessiteux. D'autres revendent les vêtements qu'on leur distribue.

On murmure tout bas que certains intermédiaires, en relation avec le comité d'achat du Comité Solvay pour l'alimentation, se graisseraient les pattes et palpent des pots de vin scandaleux. On nous cite que nous nous refusons à croire avant qu'ils soient prouvés. M. l'officier de la police Ertel a, d'autre part, nous affirme-t-on, ouvert une enquête sur des faits similaires. 

Dans certains faubourgs, la distribution des vivres, et notamment de la farine blanche, aurait fourni matière à diverses manoeuvres prévaricatrices au profit de quelques privilégiés de tout accabit. Attendons les détails promis.

Bref, il y a pas mal d'abus, inévitables, je le veux bien, mais qu'il faut tout comme pour l'odieux trafic des bons de charité à Saint-Gilles et d'ailleurs, surveiller et surtout réprimer avec une implaccable sévérité trop méritée.

Cette besogne est beaucoup plus urgente pour la police que la traque aux malheureux colpoteurs et la chasse aux gagne-petits qui peinent si dur sur le pavé pour ne point mendier et afin de gagner honnêtement leur vie et celle de leurs enfants.

A l'oeuvre donc, dame police!

Miraut

22/1/1915

Valse briefje van 1 frank - Faux billet de 1 franc - Fake monney

[In: Het Laatste Uur. Onafhankelijk nieuwsblad, 22/1/1915]

 

De politie van Sint-Gillis is op spoor geraakt der kerels die vlasche bankbriefjes van 1 frank uitgeven. De vlasche briefjes zien er zeer slecht gemaakt uit, zijn zo goed niet verzorgd als de echte en kunnen op den eersten aanblik met een weinig aandacht, onderscheiden worden.

Als kenteekenen gelden: de cijfers in rooden inkt zijn zeer dicht bij de woorden "Un franc" geplaatst. Den handteekning van den gouverneur der bank is slecht nagemaakt. Op de keerzijde staat er een fout in de woorden "dwangarbeit" en "gestraft".

20/1/1915

La valeur des immeubles - De waarde van onroerend goed tijdens WO1 - The value of the property during WW1

[In: Le Quotidien, 20/1/1915]

 

A mesure que la durée de la guerre se prolonge, l'anxiété des propriétaires augmente. Peu à peu, leurs immeubles se vident et les quelques locataires qui consentent à ne pas déménager exigent de fortes réductions. 

Ce sont surtout les propriétaires de maisons modernes qui sont touchés par la crise. Les loyers élevés qu'ils exigeaient en échange du chauffage central et du service d'ascenseur ne sont plus justifiés car la plupart ne peuvent plus assurer ces avantages à leurs locataires, qui naturellement ne les payent plus.

Et tout fait prévoir que longtemps après la signature de la paix, la crise se prolongera.

Les économistes estiment que les loyers diminueront de 30%.