24/3/1915

Nieuwe magazijn te Sint-Gillis [Nouveau magasin de secours à Saint-Gilles - New help store in Brussels]

(In: Gazet van Brussel. Dagblad van het Vlaamsche Volk, 24/3/1915)

De gemeenteraad van Sint Gillis heeft in de school van de Bethlehemplaats een magazijn van eetwaren ingericht. De toegang is vrij voor de inwoners van de gemeente die een identiteitskaart bezitten.

 

 

23/3/1915

[Les remboursements de dettes - Terugbetaling van schulden - Debt repayment]

(In: L'Echo de la Presse internationale, 23/3/1915)

On voudrait constater quelque progrès chez les débiteurs dans leurs disposition à payer. La reprise des affaires, c'est en réalité la reprise des paiements. Que le législateur n'abuse pas des moratoria au profit de tout le monde. Parmi les retardataires, un grand nombre sont en état de s'acquitter de leurs dettes. S'ils ne s'exécutent pas, c'est qu'ils sont retenus par on ne sait quelle illusion fâcheuse qui leur fait croire qu'ils seront déchargés finalement de toute obligation.

Ils ne s'agit pas d'inquiéter ceux qui sont retenus par le devoir, loin des affaires, mais bien des débiteurs de mauvaise volonté qui entendent, en vertu du moratorium, rester créditeur chez leur banquier de somme que cependant qu'ils lui doivent.

C'est en vain que celui-ci leur rappelle qu'ils sont passibles de l'intérêt moratoire de 5 p.c. , qu'ils devront bien finalement ajouter au capital à rembourser. Cet avertissement ne les émeut pas, parce que, répondent-ils, ils trouvent à employer leur argent à un taux supérieur à 5 p.c.. C'est narguer son créancier. Le seul moyen de les intimider serait d'augmenter progressivement le taux de l'intérêt moratoire ou de les sommer d'avoir à prouver devant le juge qu'ils sont dans l'impossibilité matérielle absolue d'acquitter leurs dettes.

16/3/1915

Mosselen [Moules - Mussels]

(In: Gazet van Brussel. Dagblad van het Vlaamsche Volk, 16/3/1915)

De talrijke liefhebbers van mosselen hebben verleden week in verschillende Brusselsche bladen een "treurige mate" gelezen. De Duitsche overheden zouden namelijk het invoeren van mosselen uit Holland verboden hebben.

Daar is niets van aan. Wel is het waar dat er geen schepen met mosselen uit Holland meer mogen komen, daar de schippers zich met het vervoeren van brieven gelastten. Dit betekens echter nog niet dat wij van mosselen zullen verstoken blijven.

In plaats van per schip te komen zullen die lekkere weekdiertjes per trein, dat is : nog spoediger aankomen, ze zullen dus nog beter smaken dan te voren...

[15?]/3/1915

[Prisonniers politiques à Saint-Gilles (Politique gevangenen te Sint-Gillis - Political prisoners in Brussels]

(In: La Libre Belgique, [15?]/3/1915)

À Bruxelles. Il y a en ce moment, à Saint-Gilles, 170 civils internés sous des prétextes quelconques, la plupart sans aucun fondement sérieux. Parmi ces prisonniers, deux prêtres auxquels les Allemands, reproche[nt] leur langage trop patriotique. Si l'occupation allemande continue quel[q]ue temps encore, le fait d'avoir été interné à Saint-Gilles deviendra bientôt un certificat d'honorabilité exceptionnelle.

8/3/1915 (4)

Les Belges à l'étranger [Twee Belgen in het buitenland - Two Belgians abroad]

(In: L'Echo de la Presse Internationale, 8/3/1915)

Le professeur Doutrepont, de l’université de Louvain, a fait mardi , son premier cours au Collège de France, sur la littérature belge, ses origines, et l’influence de la littérature française sur les productions belges.

L’artiste Rik Wouters interné en Hollande, a dû subir une grave opération. C’est à Utrecht que sept médecins menèrent à bien cette dangereuse intervention chirurgicale.

8/3/1915 (3)

[Le typhus dans un camp de réfugiés hollandais - Tyfus in een hollandse vluchtelingenkamp - Typhus in a Dutch refugee kamp]

(In: L'Echo de la Presse internationale, 8/3/1915)

C’était quasi inévitable, qu’une partie de la population belge réfugiée en Hollande ne pouvant échapper à quelque nouveau cataclysme qui devait faire sentir davantage ses effets.

C’est le typhus qui sévit à Kloosterzande (Hulst), notamment, où un camps de réfugiés abrite encore 1300 de nos concitoyens; la pluie règne avec intensité.

8/3/1915 (2)

La situation des médecins belges [De sociale toestand van de Belgische geneesheren - The social situation of the Belgian M.D.]

(In: L'Echo de la Presse internationale, 8/3/1915)

Les médecins paient un lourd tribut à la crise, tant moralement que matériellement. Moralement car beaucoup voient comme un lourd rideau se baisser devant leur avenir, qu'ils avaient préparé au prix de tant de peine, et qui s'annonçait plein de promesses. D'autre souffrent de constater que leur active collaboration au progrès de la santé publique, est rendue vaine en quelque sorte. D'autres encore seront lésés dans leurs intérêts et leurs affections familles.

Mais le dommage subi par les praticiens de tout rang est surtout matériel.

C'est le moment de réfléchir que le corps médical se recrute en très grande partie dans la bourgeoisie modeste et laborieuse, en ville comme à la campagne. Lorsque la mort frappe dans ses rangs, combien de fois les veuves et les enfants n'ont-ils pas besoin de la solidarité confraternelle, d'une aide pécuniaire fournie par les collègues du disparu! Dans les événements actuels, beaucoup se dévouent sur le front. Plus d'un, frappé d'une balle perdue, est mort en essayant de soulager un mourant. La famille, privée de son chef, a besoin d'assistance pour subsister.

Même les médecins restés ici, dans leur village, endurent des privations pénibles.

Par ailleurs, les cas de maladies et de blessures civiles diminuent sans cesse. Non pas qu'on soit moins empressé qu'autrefois de recourir aux médecins, mais plutôt à cause des progrès de l'hygiène. Sans doute depuis la guerre, beaucoup de familles s'abstiennent d'appeler le médecin pour un bobo; mais, bien avant la guerre déjà, l'hygiène avait extirpé nombres de maladies évitables. Et c'est l'honneur du corps médical d'avoir contribué à ce résultat avec désintéressement et zèle, n'en déplaise aux ironistes irréfléchis qui le dénoncent comme une corporation de morticoles.

Ils n'entrent pas dans nos intentions, bien entendu de solliciter en faveur des médecins éprouvés des générosités que leur fiertés repoussent.

Au milieu de cette crise, les plus dénués d'entre eux prodiguent encore le don gratuit de leurs soins, de leurs conseils, de leurs encouragements aux malades pauvres. Si quelques-uns ont besoin de secours - et il n'y a nul doute à cet égard - c'est la solidarité professionnelle qui doit le leur fournir.