De nouvelles recrues évadées de la Belgique occupée s'engagent comme volontaires dans l'armée belge. Ainsi les lourdes pertes de 1914 sont petit à petit résorbées. Les 'bleus' sont entrainés à l'arrière, en France, et ensuite envoyés au front, près pour la prochaine offensive.

Après être restés une ou deux semaines dans les tranchées de première ligne, les soldats belges reviennent fatigués, harassés, crottés, mais heureux vers le campement à l'arrière du front. Dessin de Bastien.

Dès l'entrée en guerre de la Turquie, la Grèce est courtisée pour faire partie de l'Entente ou des Empires centraux. Les Alliés, France et Grande Bretagne, promettent au gouvernement grec qu'en contre partie de leur soutien aux Serbes, ils enverraient des troupes à Salonique (nord de la Grèce). Quand les Alliés perdent patience, ils usent de la force armée: occupation britannique de l'île de Lemnos (en Mer Égée) le 23 février 1915. Ayant perdu le soutien du roi Constantin, germanophile, le Premier ministre Venizélos, partisan de l'Entente, démissionne début mars 1915.  Deux ans plus tard, afin d'éviter une guerre civile entre les Monarchistes et les partisans de Venizélos, le roi Constantin abdique au profit de son fils Alexandre. La Grèce entre finalement en guerre aux côtés de l'Entente, le 2 juillet 1917.

Troisième pre-dreadnaught coulé le 18 mars 1915 dans le détroit des Dardanelles.

Lors du bombardement des forts turcs des Dardanelles, les Alliés perdent en un jour, le 18 mars 1915,  trois vieux cuirassés, dont le britannique HMS Ocean.

La campagne des Dardanelles ne débute pas sous les meilleurs auspices. Le bombardement allié des forts turcs défendant le détroit des Dardanelles se solde par la destruction de trois vieux cuirassés, dont un français, le Bouvet, qui coule en quelques minutes.

Débutée le 16 février 1915, l'offensive a pris fin le 16 (ou 17) mars 1915, sans grand succès du côté français. Il est vrai que des troupes allemandes ont été fixées sur le front ouest et n'ont pas été envoyées combattre les Russes à l'est. Les gains de terrains ont été minimes, mais les pertes humaines par contre ont été effroyables.