Le 19 janvier 1915 marque le début de la campagne de bombardements aériens de terreur sur la Grande-Bretagne par des Zeppelins. Malgré l'absence d'appareils de visée performants, de nombreuses maisons furent détruites ou endommagées et des civils tués ou blessés. La Grande-Bretagne n'est désormais plus une île.

Les scènes de fraternisation durant Noël 1914 ont été utilisées par la propagande, mais elles étaient, en réalité, tout à fait contestées par les états majors.

Au milieu de la tourmente, un moment de répit et de paix. Décoration d'un sapin au soir de Noël.

Du 18 au 22 décembre 1914, bataille de Givanchy-Les-La Bassée (offensive artésienne).  Un effort immense est exigé du Corps indien, déjà fortement éprouvé depuis son arrivée en Flandres, quelques semaines plus tôt. C'est au cours de cette offensive artésienne que la première VC (Victoria Cross) est octroyée à un sergent indien. Sur la photo: section des mitrailleuses lourdes de l'armée indienne.

Bateaux allemands attaquant les côtes anglaises (Whitby, Hartelpool, etc.), 16 décembre 1914.

 

Le Vieil Armand ou Hartmannswillerkopf, colline des Vosges, domine de ses 956 m la plaine d'Alsace. Ce point stratégique joua un rôle important, sa surface n'est pas grande (6 km²) mais de très nombreux soldats (30.000) y perdirent la vie. 

Fin décembre 1914, les Français envoient un détachement de 28 hommes au sommet de la colline, les Allemands envoient 43 hommes au même endroit, ne sachant pas que l'adversaire y était déjà. La première escarmouche a lieu le 30 décembre 1914, faisant un mort du côté des Allemands. Jusque fin 1915, il y eut une succession d'offensives et de contre-offensives pour s'emparer du sommet stratégique. Les Allemands s'accrochaient au sommet de la colline, ils l'avaient bétonné, fortifié, rendu inexpugnable. De leur côté les Français, qui n'avaient pas profité de l'occasion pour s'installer au sommet, se sont terrés à flanc de colline. Les Allemands et les Français se sont fait face jusqu'en novembre 1918. Ironie du sort, la dernière victime de cette bataille fut également allemande.

Ce pigeon allemand sert à photographier les lignes ennemies (Bundesarchiv).