Les Allemands abandonnent Amiens et reprennent possession de la ligne fortifiée Hindenburg. Manquant de troupes de réserve, les Britanniques sont obligés de stopper leur offensive. Les Britanniques et les Français ont perdu 42.000 hommes, tandis que les Allemands en ont perdu 100.000, dont 30.000 ont été faits prisonniers. Ludendorff est convaincu que l'Allemagne ne peut plus gagner la guerre.

La retraite allemande vers l'est d'Amiens est constamment menacée par les attaques répétées des troupes franco-anglaises. Les troupes australiennes et néo-zélandaises se fraient un chemin au-delà de la Somme. Elles s'emparent de Péronne et de Mont-St-Quentin. Lorsque les Canadiens s'emparent de Quéant, les Allemands sont obligés de battre en retraite et d'envisager la possibilité de prendre position derrière la ligne Hindenburg, d'où ils ont lancé leur offensive en mars 1918.

La Première Armée américaine du général Pershing prend position autour du saillant de St-Mihiel (au sud de Verdun) occupé par les Allemands. Appuyée par le 2ème Corps colonial français, elle passera à l'attaque à la mi-septembre 1918.

Gabriele D'Annunzio (° Pesacara, 12 mars 1863 - + Gardone Riviera, 1 mars 1938) poète, critique littéraire, dramaturge, écrivain, journaliste, député italien, franc-maçon, militaire, nationaliste exalté, a milité en faveur de l'entrée en guerre de l'Italie aux côtés de l'Entente en 1915. Il s'engage comme volontaire dans l'aviation où il perd un oeil suite à un accident. Il multiplie les actes de bravoure : raid aérien sur le port militaire austro-hongrois de Bakar en février 1918; raid naval nocturne à bord d'une vedette lance-torpilles MAS dans le port militaire de Bakar. De ce dernier fait d'armes insignifiant, il fera une incursion audacieuse toute à sa gloire. Le 9 août 1918, il lance un raid sur la capitale austro-hongroise Vienne, à la tête de la 87a squadriglia  de chasse. Lors de ce raid de plus de 1000 km, les pilotes lancent quelques milliers de tracts bilingues rédigés par l'écrivain Ugo Ojetti incitant les Autrichiens à demander l'armistice. G. D'Annunzio avait écrit un poème pour la circonstance, mais jugé trop complexe et intraduisible en allemand, l'armée ne donna pas son imprimatur. Malgré cela il prit quelques exemplaires avec lui; qu'il largua sur Vienne.

Après la fin de la guerre, convaincu que l'Italie devait jouer un rôle de premier ordre dans l'Europe de l'après-guerre, l'irrédentiste italien s'empara en septembre 1919 de la ville de Rijeka (Fiume) avec l'aide d'un groupe paramilitaire. Il en fut expulsé par l'armée italienne en décembre 1920. De par son penchant pour l'autoritarisme, il se rapprocha du leader fasciste B. Mussolini.

La 3ème armée britannique du général Byng lance la deuxième phase de l'offensive Amiens. Les jours suivants la 1ère armée britannique du général Sir Henry Horne et les 10ème et 3ème armées françaises prennent également part aux combats. Le général Ludendorff, qui manque de troupes de réserve pour faire face aux attaques répétées des Alliés, ordonne la retraite à l'est d'Amiens et au nord de la Lys. En fait, il s'agit rien de moins que d'un retrait général des troupes allemandes.

La BEF commandée par le maréchal Haig lance son offensive contre Amiens. L'attaque a pour objectif de libérer une portion de la ligne de chemin de fer reliant Amiens à Paris, occupée par les Allemands depuis l'opération Michael en mars 1918. Après un court bombardement d'artillerie, la 4ème armée britannique sous le commandement du général sir Henry Rawlinson, passe à l'attaque sur un front large de 24 km. Plus de 400 chars se trouvent en première ligne et ouvrent la voie à 11 divisions d'infanterie. Dans un premier temps, les Britanniques sont épaulés sur leur flanc gauche par la 1ère armée française.

Les troupes alliées parviennent à repousser la IIe et la XVIIIe armées allemandes et les troupes de réserve de 16 km. Les choses tournent mal pour l'armée allemande : des unités de première ligne se sont enfouies devant l'ennemi et d'autres unités (+/- 15.000 hommes) se sont rendues sans combattre. Le général Ludendorff a appelé le 8 août 1918, le jour le plus sombre de l'histoire de l'armée allemande.

Le lendemain, les Alliés font encore plus de prisonniers. Le 10 août 1918, l'attaque de la 3ème armée française se porte vers la région située au sud du territoire occupée par les Allemands. Montdidier est libérée et la ligne de chemin de fer est à nouveau ouverte et sécurisée. L'offensive est stoppée le 12 août, car les Allemands ont renforcé leurs défenses.

Les pertes allemandes s'élèvent à 40.000 morts et blessés et à 33.000 prisonniers. De leur côté , les Alliés ont perdu 46.000 morts et blessés.

Avant le lancement de l'offensive alliée dite des cent jours, qui mènera les Alliés à la Victoire sur l'Empire allemand, le Maréchal Foch rend visite au général américain Pershing pour finaliser les derniers points de l'attaque.