L'armée allemande lance une offensive au sud de la Somme et s'empare de Montdidier. Cette ville se trouve à 65 km de leur point de départ. Les Allemands s'approchent d'Amiens, mais ils sont trop épuisés, leur ravitaillement ne suit pas. Ils rencontrent aussi de plus en plus de résistance de la part des Franco-britanniques. Le village de Villers-Bretonneux, à 16 km à peine d'Amiens, est la limite de l'avancée allemande sur la Somme. Lorsque Ludendorff se rend compte qu'il ne pourra pas remporter de victoire définitive sur la Somme, il arrête l'offensive Michael le 5 avril 1918. Les Britanniques ont perdu 178.000 hommes (morts, blessés et prisonniers), les Français 70.000 et les Allemands à peu près 250.000. Du côté allemand ce sont surtout les troupes d'élite, les Sturmtruppen, qui ont payé un lourd tribut. La nouvelle offensive allemande va s'attaquer à une autre partie du front de l'ouest.

Les Allemands tente une nouvelle percée au nord de la Somme en direction de la ville d'Arras, mais l'offensive est un fiasco et ils concentrent leurs forces au sud de la Somme.

Grâce à l'intervention de l'aviation tactique alliée, la Troisième armée du général Byng a pu arrêter les Allemands au nord de la Somme.

Un accord est trouvé entre les hommes politiques et les officiers supérieurs français et britanniques à la conférence de Doullens (ville française sous la menace allemande), sur la nomination du maréchal Foch comme généralissime des forces alliées (Français, Britanniques et Américains) sur le front occidental. Il a pris son poste en avril 1918. Le fait de créer un commandement unique des forces alliées améliora la coordination entre les armées française et britannique. Lorsque les troupes britanniques se sont retirées de Doullens, Haig et Pétain se sont mis d'accord pour ne pas reculer au-delà de la Somme. Pétain transfert 24 divisions vers la Somme. La Troisième armée britannique continue à retarder la progression des Allemands, tandis que la division néo-zélandaise arrivée avec un nouveau char, le Whippet, tient fermement Colincamps.

La 2ème armée allemande du général von der Marwitz perce à travers le point de jonction entre la Troisième et la Cinquième armées britanniques. Le général Ludendorff croyant que les Britanniques allaient plier, donne de nouveaux ordres à ses généraux. Von Marwitz doit progresser vers Amiens, tandis que le général von Hutier et sa 18ème armée doit attaquer Paris. La 17ème armée de von Below continue sa progression vers les ports de la Manche.

Le maréchal Haig envoie des renforts pour colmater les brèches dans sa ligne de défense, mais, comme Ludendorff le prévoyait, le général Pétain transfert très peu de troupes françaises vers les lignes britanniques, car il veut défendre Paris.

Des éléments de la Troisième armée britannique (notamment le cinquième corps jouxtant la cinquième armée de Gough) continue à tenir bon, mais néanmoins la retraite générale est ordonnée. La ligne de défense est fragmentée; certains bataillons ne comptent plus qu'une centaine, voir même une douzaine d'hommes. La 18ème armée de von Hutier progresse de plus de 18 km. Les troupes de von Below se trouvent à 16 km de leur point de départ. En plein chaos Lord Milner et le général Wilson confèrent avec le maréchal Haig sur la situation militaire. La Troisième armée abandonne Bapaume. Les Allemands attaquent des dépôts de ravitaillement de l'armée britannique et s'emparent de la nourriture en boîte des Tommies. 

La Troisième armée britannique du général Byng continue à bloquer la 17eme armée allemande, mais elle se fait malgré tout déloger de Vracourt. La 18ème armée allemande repousse toujours l'armée du général Gough, qui perd Tergnier et le canal de l'Oise.