L’offensive du Printemps, également connue sous le nom de bataille du Kaiser (Kaiserschlacht), ou offensive de Ludendorff est un terme utilisé pour faire référence aux séries d’attaques allemandes sur le front occidental du 21 mars au 18 juillet 1918. Les Allemands s’étaient, en effet, rendu compte que leur seule chance de gagner la guerre était d’anéantir les Alliés avant que les troupes américaines, à l'entraînement en France, ne soient pleinement opérationnelles. Cinquante divisions allemandes avaient pu être redéployées sur le front occidental après la signature du traité de Brest-Litovsk avec la Russie révolutionnaire.

Le général Ludendorff conçut un plan opérationnel divisé en quatre opérations séparées : Michael, Georgette, Gneisenau et Blücher-Yorck. Michael constituait la principale attaque, qui était destinée à percer les lignes alliées, à la jointure entre l'armée britannique et l'armée française, à déborder les forces britanniques de la Somme et à les repousser vers la Manche. Une fois que ceci aurait été réalisé, les Allemands espéraient que les Français chercheraient des conditions d’armistice.

L'offensive allemande commence le 21 mars à 4h40 par un barrage d'artillerie tiré par 6000 canons. 1,1 millions d'obus explosifs et au gaz ont été tirés en 5 heures de temps. A 9h40, l'infanterie allemande sort des tranchées et passe à l'attaque des positions britanniques. Les soldats britanniques, en infériorité, sont surpris par l'attaque rapide des sturmtruppen. Ceci explique comment les Allemands ont pu percer si facilement les lignes alliées entre St.Quentin et Amiens, là où était placé la cinquième armée britannique du général Gough. Il faut également signaler que les Allemands ont été aidé par un épais brouillard ce matin-là et avaient appliqué de nouvelles tactiques testées en Russie et en Italie. La 5ème armée de Gough a dû se retirer d'environ 7 km et se reformer derrière le canal Crozat. La troisième armée du général Byng occupait des positions défensives mieux adaptées, mais au soir du 21 mars, il a dû se retirer derrière la Somme. En un jour, les Britanniques ont perdu 38.000 hommes et perdu 138 canons, tandis que les Allemands en avaient perdu près de 40.000.

 

 

 

 

Le croiseur auxiliaire allemand Wolf armé de canons, de tubes lance-torpilles et d'un hydravion Friedrichshafen FF33 a passé 451 jours en mer. Pendant son périple autour du monde, il a arraisonné 35 navires de commerce et 2 navires de guerre alliés, faisant 467 prisonniers. Son butin était conséquent : soie, coprah, cuivre, caoutchouc, zinc, étain, etc. Un bonus pour l'industrie de l'armement. A son arrivée à Kiel, le 24 février 1918, le commandant et son équipage ont été ovationnés par la foule présente. Les prisonniers de guerre ont été envoyé dans des camps de prisonniers. Après la guerre, le navire a été cédé à la France et envoyé à la ferraille en 1931.

Après le Traité de Paix de Brest-Litovsk, l'Ukraine, les pays baltes, la Pologne passent sous le giron de l'Empire allemand. Les Allemands installent des Germanophones dans les anciens territoires de l'Empire russe. Ici des émigrants venus de Suisse s'installent en Lettonie, près de Dvinsk.

Après le traité de paix avec l’Ukraine, avantageux pour l’empire austro-hongrois, la jeune république russe bolchevique et les gouvernements des Empires centraux, menés par l’Empire allemand, signent le traité de Brest-Litovsk le 3 mars 1918. Les Bolcheviks russes sont obligés de signer un traité de paix avec les empires centraux, car l’avancée allemande menaçait directement Petrograd. La guerre prend fin à l’est, ce qui permet aux Allemands de libérer des troupes pour le front occidental.

Se rendant compte que les délégués bolcheviks ne sont pas pressés de conclure la paix avec les Allemands, ces derniers reprennent les combats après l'armistice temporaire qui avait été conclu en décembre 1917 entre les deux partis et qui arrivait à sa fin le 17 février 1918. L'armée allemande envahit l'Ukraine et menace la capitale russe Petrograd. Les Allemands veulent pousser les Russes à la paix sur le front de l'est, afin d'avoir les coudées franches à l'ouest, où ils ont l'intention de lancer une grande offensive au printemps pour forcer la paix à l'ouest.

En décembre 1917, les Pouvoirs centraux, principalement l’Allemagne, profitent de l’affaiblissement de la République russe dirigée par les Bolcheviks et leur volonté de signer une paix sans annexion et sans indemnité, pour « défendre » les intérêts de l’Ukraine. Il était clair que les militaires et les industriels allemands voulaient s’emparer de l’Ukraine, grenier à blé de la Russie et possédant de nombreux bassins miniers, afin d’alimenter leur industrie de guerre et contourner le blocus de l’Entente.

Parallèlement aux négociations entre la Russie et les Puissances centrales, la nouvelle république d’Ukraine désire que ces Puissances centrales reconnaissent son indépendance, mais une guerre civile oppose le gouvernement issu de la Rada à celui de Kharkov d’obédience bolchevique. Afin d’attirer les bonnes grâce du gouvernement de la Rada, les Allemands proposent que les Austro-Hongrois cèdent la Galicie à l’Ukraine. Les Austro-Hongrois étaient prêts à accepter la paix à n’importe quel prix, du moment que leur population ne meurent plus de faim ! Au courant des problèmes alimentaires régnant dans la double monarchie, les Ukrainiens font augmenter les enchères lors des négociations territoriales. La volonté du ministre austro-hongrois des Affaires étrangères Czernin à céder la Galicie aux Ukrainiens cause une grave crise politique à Vienne. Le gouvernement de la Rada n’a pas les moyens de sa politique et voit dans un accord avec les Puissances centrales un moyen de battre ses adversaires bolcheviks. Mauvais calcul, car les troupes du gouvernement de Kharkov occupent Kiev.

La paix entre l’Ukraine et les Puissances centrales (dite Paix alimentaire) est signée le 6 février 1918. En février 1918, la Russie bolchevique n’avait toujours pas reconnu l’indépendance de l’Ukraine, car elle considérait que celle-ci faisait toujours partie de la Grande Russie et que personne ne pouvait s’immiscer dans ses affaires. L’armistice russo-allemand signée à Brest-Litovsk le 15 décembre 1917 venant à échéance le 17 février 1918, les Allemands reprennent leur progression le 21 et occupent l’Ukraine après de rudes combats contre les Gardes rouges de Kharkov et la Légion tchécoslovaque. Ainsi l’Ukraine était devenue la chasse gardée des Allemands et des Austro-Hongrois qui voulaient à tout prix y défendre leurs intérêts économiques.

En novembre 1917, la Diète (Parlement) de l'ancienne province russe déclare être le seul organe officiel du pouvoir en Estonie. Elle est très vite dissoute par les Bolcheviks du Comité militaire révolutionnaire d'Estonie et le gouvernement légal rejoint la clandestinité. Pendant les négociations de paix à Brest-Litovsk, les Allemands envahissent l'Estonie le 18 février 1918 et s'empare de Reval (Tallinn) le 25 février 1918. Entre l'arrivée des Allemands et le départ des Russes, le Comité des Anciens proclame symboliquement l'indépendance de l'Estonie le 19 février 1918. Les Russes sont repoussés hors du pays par les Allemands et le 3 mars 1918, les Russes et les Empires centraux signent le Traité de paix de Brest-Litovsk. En août 1918, les Allemands ajoutent une clause au traité par laquelle les Russes renoncent à leur souveraineté sur les provinces baltes. Du coup, l'Estonie devient un duché faisant partie intégrante de l'empire allemand. Les Germano-baltes font exécuter quelques milliers de Bolcheviks et de nationalistes estoniens.

Avec la chute définitive de l'empire allemand le 11 novembre 1918, l'Estonie retrouve son indépendance, mais elle doit faire face à son grand voisin, la Russie, qui l'attaque sur deux fronts. Avec l'aide de la Grande-Bretagne, de la Scandinavie, de la Finlande et de la Lettonie, elle arrive à se débarrasser des Bolcheviks et le 2 février 1920 elle signe un traité de paix avec la Russie bolchevique.