Réquisition des cuivres : on arrache les réverbères à Bruxelles, septembre 1918

La rage des réquisitions ne diminue pas. Les Allemands réquisitionnent les cuivres, partout où il y en a: clinches de portes, pompes de fenêtres, des lustres, ... des réverbères. Les autorités allemandes avaient décidé début septembre 1918 de réquisitionner les réverbères qui ne sont pas allumés (9 réverbères sur 10) la nuit pour en retirer le cuivre. L'administration communale de la ville de Bruxelles a bien compris que les Allemands veulent mettre Bruxelles dans l'obscurité et détruire tout le réseau d'éclairage électrique. L'ingénieur Wurth, secrétaire de l'échevin des Travaux Publics, s'insurge contre l'enlèvement des réverbères. Les Allemands insistent et prétendent que si Bruxelles s'exécute, les autres communes de la périphérie obéiront. Ce n'est pas nécessaire, car les démantèlent les réseaux de réverbères dans les communes avoisinantes.

Grâce à une combine assez complexe, les Bruxellois récupèrent en partie les cuivres réquisitionnés.

Source: GILLE (Louis) - OOMS (Alphonse) - DELANDSHEERE (Paul), Cinquante mois d'occupation allemande, t. IV, 1918, Bruxelles, 1919, p. 302-304.