Dure réalité de l'occupation. Un agent de la police militaire allemande en rue.

Dans un souci d'hygiène et en vue de protéger la nourriture fortement rationnée, les autorités communales de la ville de Bruxelles ont décidé de s'attaquer aux mouches domestiques, insectes nuisibles car vecteurs de maladies contagieuses et mortelles (e.a. choléra, tuberculose, typhus). Pendant la saison chaude, de juin à septembre, une campagne d'éradication des mouches est lancée. Les bouchers, poissonniers, boulangers, pâtissiers sont invités à protéger leurs devantures, à ne plus exposer la nourriture à l'air libre, à la rue. Les aliments doivent être exposés derrière des vitrines et protégés par des grillages empêchant les mouches de contaminer les aliments. Les marchands ambulants vendant des fruits, des sucreries, des pains doivent mettre des grillages sur leurs marchandises. Les Bruxellois qui possèdent des poules et des lapins doivent être très vigilants, car leurs animaux attire les mouches. Des mesures d'hygiène plus strictes sont prises dans les hôpitaux, plus particulièrement dans les sections où sont soignés les malades atteints de maladies contagieuses. Les règles élémentaires d'hygiène sont rappelés aux particuliers.

Le 18 juin 1915, les Allemands organisent une petite cérémonie au pied du monument prussien. Le gouverneur civil allemand du Brabant, Karl Gerstein, accompagné d'un escadron de Hussars de Paderborn et d'un escadron d'Uhlans de Saarbruck déposent des couronnes de fleurs pour commémorer les soldats prussiens tombés lors de la bataille de Waterloo cent ans auparavant. Témoignage de son neveu Hans Gerstein.

La commémoration du centenaire de la Bataille de Waterloo ne fut pas célébrée en Belgique occupée comme elle aurait dû. La Première Guerre mondiale et l'occupation allemande en avait décidé autrement. Les Allemands ont déposé au jour anniversaire, le 18 juin, une gerbe de fleurs au monument des Prussiens. Dans les pays alliés, les commémorations eurent lieu, mais sans beaucoup de fastes. Des articles de presse relatèrent les différentes phases de la fameuse bataille. L'illustration extraite d'une revue hollandaise de 1915 nous montre la charge de cavalerie menée par le maréchal Ney.

Une automitrailleuse allemande patrouille dans les rues de Bruxelles.