Un autre symbole de l'occupation allemande en Belgique, les panneaux indicateurs allemands.

 

Le 8 novembre 1914, le gouverneur général pour la Belgique, von der Goltz, instaure l'heure allemande, c'est-à-dire qu'il faut ajouter une heure de plus à l'heure légale belge. Ainsi l'Allemagne incorpore la Belgique un peu plus dans le Reich. Pendant toute l'occupation, les patriotes belges ne changeront jamais l'heure, ils resteront toujours à l'heure belge (HB) ou à l'heure patriotique (HP).

Un officier allemand travaillant vraisemblablement à la Kommandantur montre son enfant à la caméra dans le Parc de Bruxelles. Il est escorté par trois policiers militaires et une nounou. Il est véhiculé dans une calèche.

Fidèle à son engagement, le Bourgmestre de la Ville de Bruxelles maintient depuis l'occupation sa ligne de résistance pacifique, en s'insurgeant systématiquement contre les mesures arbitraires de l'occupant. En réponse à la supsension allemande des bons de réquisitions, il refuse de payer les impôts de guerre exorbitants et finit par faire retirer le drapeau allemand de l'hôtel de ville. C'en est trop pour les Allemands! Le 26 septembre 1914, l'occupant annonce son arrestation pour insoumission. Adolphe Max est emprisonné d'abord à Namur puis en Allemagne, jusqu'à la fin de la guerre. Il devient le symbole de la résistance et entre dans la légende.

Les catholiques découvrent une photo du pape portant la tiare pontificale dans L'Illustration des 12-19 septembre 1914.

Dans les églises, on annonce le résultat du conclave à Rome: Benoît XV (Giacomo Della Chiesa) est élu le 3 septembre 1914 comme nouveau pape. Il venait d'être nommé cardinal à Bologne quelques mois plus tôt. Parmi les électeurs siège le cardinal Mercier, archevêque de Malines, dont le pays est à feu et à sang.

D'après la propagande allemande des citoyens belges viennent en aide aux soldats allemands. Sur cette carte postale, une femme belge vend des sucreries à des soldats allemands installés dans un wagon de marchandises en route vers le front.