Afin de contourner l'interdiction allemande de fêter librement la Fête nationale le 21 juillet 1916, les Bruxellois s'habillent en vert. Cette couleur symbolise l'espoir, l'espérance de la Victoire des Alliés. Le vert est également la couleur de la feuille du lierre, la plante qui représente l'acharnement; elle se fixe et lache pas.

Les policiers allemands ne semblent pas supporter le vert et arrêtent de nombreux Bruxellois habillés en vert ou portant un insigne vert.

Deuxième fête nationale sous l'occupation allemande. S'attendant à des manifestations patriotiques de la part des Bruxellois, les Allemands ont pris les devants : plus de patrouilles militaires en rue, des autos-mitrailleuses circulent en ville. Par affiche, le gouverneur général fait savoir que les atroupements, les cortèges, la déposition de fleurs devant des monuments patriotiques, la fermeture des magasins et des cafés, le pavoisement des édifices publics et privés et les chants patriotiques sont interdits. Les infractions sont punies de lourdes amendes et de 6 mois de prison.

Afin d'éviter de se faire arrêter par la "Polizei", certains Bruxellois confectionnent des épingles de cravatte patriotiques. Celle-ci est ornée d'une pièce en argent représentant le Lion Belgique, entouré de la date de la Fête nationale (21 juillet 1916), les chiffres étant peints dans les trois couleurs nationales.

Au 1er janvier 1915, la guerre n'était en fait toujours qu'à ses débuts...

Le grand poète Emile Verhaeren s'adresse à Albert Ier: "vous êtes nous tous tout en étant vous seul".

Début novembre 1914, la bataille de l'Yser prend fin. Les patriotes belges en profitent pour glorifier la bravoure des soldats belges et pour ridiculiser les Allemands. Cela se traduit par des caricatures comme celle-ci.

 

L'engagement des infirmières dans les ambulances (hôpitaux provisoires) pour accueillir les blessés au moment de l'invasion (ici à Molenbeek-Saint-Jean).